A la veille de noel un petit tour au grand bazar s’impose. Avec des amis nous rencontrons Florence, « vraie » marchande de tapis, installée à Istanbul depuis plus de 28 ans. Elle nous accorde un peu (beaucoup) de son temps et nous déroule ses beaux tapis.
Car entre les kilims, les sumak, les tapis persans, … il n’est pas question de se prendre les pieds dans le tapis.
Explications :
Voici un sumak en provenance de Van (Est de Turquie), on les trouve également en Iran.
Voici un kilim d’Ouzbekistan
Enfin deux tapis. Celui de gauche vient d’Azerbadjean. Il possède les deux techniques, c’est-à-dire la partie blanche et celle du Sumak et le reste correspond à la technique du tapis. Celui de gauche est turkmène, mon coup de coeur.
Mais quelles sont vraiment les différentes techniques et comment les reconnaître ?
Si le kilim et le sumak font partis de la technique du tissage, le tapis lui est réalisé à l’aide de noeuds. Le sumak va être tissé a l’aide d’une laine unie et ensuite travaillé à la broderie. Le sumak est legerement plus épais qu’un kilim, c’est pour cela que ces deux derniers sont plus souvent accrochés aux murs étant trop légers et trop fragiles pour nos petits pieds croutés. Ils seront donc plus plats et fin que les tapis.
Au niveau des couleurs et des formes : Les tapis en provenance du Caucase (Georgie, Armenie, Azerbaidjan et Est de la Turquie) auraient des motifs géométriques et des couleurs plus vives. Tandis que les tapis turkmènes tendent plus vers des motifs travaillés et des couleurs sombres.
Et de la taille : les kilims et sumak sont de manière générale plus longs et fins que les tapis.
J’ai comme la sensation de ne pas en savoir assez, ces explications restent très basiques. Le mieux c’est de s’incruster chez un des ces traditionnels vendeurs, situés dans l’est du pays et d’admirer les beaux tapis étalés sous vos yeux.




